Tu écris, corriges et autoédites toi-même tes livres ? Et si, au lieu de faire appel à un correcteur professionnel pour chaque nouveau manuscrit, tu suivais une véritable formation de correcteur-relecteur ?
Attention, je ne conseille absolument pas cette solution à tous les auteurs autoédités ! Une formation de correcteur-relecteur professionnelle représente beaucoup de temps, de travail et un investissement financier important. Si tu écris ton premier livre et que ton objectif est simplement de le publier dans les meilleures conditions possibles, je vais même te faire gagner du temps : fais appel à un correcteur professionnel.
En revanche, si tu publies régulièrement, que tu possèdes déjà un excellent niveau en français et que tu souhaites professionnaliser ton activité d’auteur, la réflexion devient beaucoup plus intéressante. D’autant plus si le métier de correcteur-relecteur t’attire lui aussi. Tu pourrais alors faire d’une pierre deux coups : acquérir les compétences nécessaires pour corriger professionnellement tes propres livres et, pourquoi pas, développer ensuite une nouvelle activité autour de la correction.
Mais avant d’investir 2 190 € dans une formation de correcteur-relecteur, voyons si cette solution correspond réellement à ton projet.
Collaboration commerciale : cet article contient un lien affilié vers la formation Emendora Correction Académie. Si tu achètes la formation en passant par mon lien, je perçois une commission de 100 €. Cela ne change pas le prix que tu paies.
Corriger soi-même son livre : une formation de correcteur-relecteur est-elle nécessaire ?
En autoédition, tu es responsable de ton livre. De son contenu, bien sûr, mais également de sa qualité finale. La correction grammaticale, orthographique et typographique fait donc partie des étapes essentielles avant la publication.
Et non, avoir un bon niveau en français ne suffit pas forcément pour devenir correcteur. Tu peux être excellent en orthographe et laisser passer des erreurs. Tu peux connaître parfaitement les règles de grammaire que tu utilises quotidiennement et en ignorer d’autres. Tu peux savoir écrire correctement sans maîtriser toutes les règles typographiques propres à l’édition. Et surtout, corriger un texte ne consiste pas simplement à repérer quelques fautes.
Le correcteur professionnel doit notamment savoir intervenir sur :
- l’orthographe ;
- la grammaire ;
- la conjugaison ;
- la syntaxe ;
- la ponctuation ;
- la typographie ;
- les répétitions ;
- certaines formulations maladroites ;
- la cohérence du texte.
Il doit également savoir chercher une information lorsqu’il doute et être capable de justifier ses corrections.
La formation de correcteur-relecteur d’Emendora travaille justement ces compétences, ainsi que l’utilisation professionnelle de Word, Google Docs, Adobe Acrobat et Antidote.
Antidote et l’intelligence artificielle peuvent-ils remplacer une formation de correcteur-relecteur ?
J’utilise moi-même Antidote et je le recommande régulièrement aux auteurs. C’est un formidable outil. Mais cela reste un outil. Antidote te montre des éléments à vérifier. Il t’indique des erreurs potentielles, attire ton attention sur une répétition, une tournure ou une règle grammaticale. Encore faut-il comprendre ce qu’il te montre. Et surtout savoir quand accepter ou refuser sa proposition.
Même chose pour l’intelligence artificielle. Elle peut t’aider à analyser une phrase, rechercher une information ou comprendre une règle. Elle peut être un soutien supplémentaire dans ton travail.
Mais déléguer aveuglément la correction de son livre à un logiciel ou à une intelligence artificielle re vient à confier la qualité de son texte à un outil dont tu n’es pas capable de contrôler le résultat.
C’est là toute la différence. Le logiciel aide le professionnel. Il ne crée pas la compétence professionnelle.
À quel auteur autoédité une formation de correcteur-relecteur peut-elle être utile ?
La formation Emendora a été créée en premier lieu pour les personnes qui souhaitent devenir correcteurs-relecteurs professionnels. Ce n’est donc pas une petite formation destinée spécifiquement aux auteurs qui voudraient simplement éliminer quelques coquilles de leur roman. Et c’est justement pour cette raison que je ne la conseillerais qu’à une petite partie des auteurs autoédités qui lisent ce blog.
Cette formation peut être intéressante si…
- Tu possèdes déjà un très bon niveau d’orthographe et de grammaire.
- Tu aimes profondément travailler les textes et la langue française.
- Tu prends déjà plaisir à rechercher une règle lorsque tu as un doute.
- Tu as déjà publié plusieurs livres ou tu prévois d’en publier régulièrement.
- Tu souhaites devenir de plus en plus autonome dans la création de tes livres.
- Tu envisages ton activité d’auteur sur plusieurs années.
- Tu es prêt à consacrer beaucoup de temps à l’apprentissage de la correction.
- Et éventuellement, l’idée de proposer un jour tes propres prestations de correction t’intéresse.
Si tu te reconnais dans plusieurs de ces phrases, alors nous pouvons continuer.
Cette formation ne me semble pas adaptée si…
- Tu écris actuellement ton premier livre et tu souhaites simplement qu’il soit correctement corrigé.
- Tu as régulièrement des difficultés en orthographe ou en grammaire.
- Tu détestes relire des textes.
- Tu veux publier ton livre rapidement.
- Tu cherches uniquement une méthode simple pour corriger ton propre manuscrit.
- Ou tu imagines qu’après quelques vidéos tu seras capable de proposer des prestations de correction à d’autres auteurs.
Dans ces situations, utilise cet investissement autrement. Pour ton livre actuel, le choix le plus logique sera probablement de confier ton manuscrit directement à un correcteur professionnel. Si ton projet d’auteur se développe dans les années à venir, tu pourras toujours reconsidérer la question de la formation plus tard.
Que contient la formation de correcteur-relecteur Emendora ?
La formation au métier de correcteur-relecteur proposée par Emendora Correction Académie va beaucoup plus loin que la simple correction d’un manuscrit.
Le programme représente environ 100 heures de formation réparties entre plusieurs grands domaines :
- le métier de correcteur-relecteur ;
- la maîtrise des outils professionnels ;
- les compétences en orthographe, grammaire et typographie ;
- le lancement d’une activité professionnelle ;
- les devis, la facturation et la relation client ;
- la confiance et la posture professionnelle ;
- une évaluation finale réalisée à partir d’une simulation de mission de correction.
Le bloc consacré aux compétences techniques représente à lui seul 50 heures. Des devoirs sont également prévus et corrigés par une correctrice professionnelle avec des retours personnalisés. La formation se termine par une simulation complète d’une véritable mission, depuis la prise de contact jusqu’à la remise du manuscrit. Elle ne forme donc pas seulement quelqu’un qui souhaite « faire moins de fautes ». Elle forme au métier, et cette différence est essentielle.
Découvrir la formation de correcteur-relecteur Emendora
Si ton projet correspond au profil que je viens de décrire, tu peux consulter tranquillement le programme complet avant de prendre ta décision.
Si tu t’inscris en passant par mon lien, je perçois une commission. Le prix de la formation reste exactement le même pour toi.
Une formation de correcteur-relecteur à 2 190 € peut-elle être rentable pour un auteur autoédité ?
2 190 €, c’est une sacrée somme. Mais comme toujours, un coût doit être comparé à ce qu’il permet d’éviter ou de générer à long terme.
Prenons l’exemple d’un auteur qui publie régulièrement des romans. Les tarifs des correcteurs professionnels peuvent énormément varier selon :
- la longueur du manuscrit ;
- son état au départ ;
- le niveau de correction demandé ;
- le travail effectué sur la syntaxe et le style ;
- le nombre de passages sur le texte.
J’ai comparé plusieurs grilles tarifaires publiques de correcteurs professionnels. Par exemple, certains tarifs actuellement affichés commencent autour de 1,50 € les 1 000 signes pour une correction approfondie, tandis que d’autres dépassent 2 ou 3 € les 1 000 signes selon le niveau d’intervention. Emendora affiche de son côté des prestations à partir de 10 € pour 1 000 mots pour une relecture sur épreuves et 12 € pour 1 000 mots pour une préparation de copie.
Prenons donc simplement quelques exemples avec ces derniers tarifs.
- Pour un roman de 60 000 mots, nous arrivons à environ 600 à 720 €.
- Pour un roman de 80 000 mots, environ 800 à 960 €.
- Pour un roman de 100 000 mots, environ 1 000 à 1 200 €.
Ce ne sont que des exemples. Un devis réel dépend toujours du manuscrit et du travail demandé. Mais cela permet de comprendre l’intérêt économique potentiel. Si tu publies un roman tous les deux ou trois ans, dépenser 2 190 € pour apprendre toi-même le métier n’a probablement aucun intérêt financier.
Si tu prévois en revanche de publier plusieurs livres dans les prochaines années, le calcul change. Au bout de trois, quatre ou cinq manuscrits, les sommes que tu aurais consacrées à différentes corrections professionnelles peuvent commencer à représenter l’équivalent du prix de la formation. Et une fois la compétence acquise, elle reste utilisable sur tes prochains livres.
Attention : ton temps aussi a une valeur !
Il manque cependant quelque chose dans mon calcul : ton temps. Parce que non, suivre une formation pendant plusieurs mois puis corriger toi-même un roman de plusieurs dizaines de milliers de mots n’est pas « gratuit ». Tu économises une facture. Mais tu dépenses beaucoup d’heures. La formation recommande elle-même un rythme d’environ trois à cinq heures de travail par semaine et estime le parcours à cinq ou six mois. Ensuite, il faudra évidemment consacrer du temps à la correction de chacun de tes manuscrits.
Pose-toi donc une vraie question :
Est-ce que je veux utiliser mon temps pour apprendre et effectuer moi-même cette étape ?
Il n’y a aucune mauvaise réponse. Certains auteurs adorent acquérir de nouvelles compétences et devenir de plus en plus autonomes. D’autres préfèrent utiliser ces heures pour écrire leur prochain livre. Les deux choix sont parfaitement OK.
Devenir plus autonome dans son activité d’auteur autoédité
Plus tu avances dans l’autoédition, plus cette question revient. Dois-tu apprendre ou déléguer ?
Je rencontre exactement la même problématique avec la mise en page. Tu peux apprendre à gérer certaines étapes toi-même. Cela demande du temps au début, mais ces compétences peuvent ensuite te servir pendant des années.
Ou tu peux choisir de déléguer et consacrer ton énergie à ton domaine de prédilection : l’écriture.
L’important n’est pas de tout faire seul. L’important est de savoir pourquoi tu choisis de faire toi-même certaines étapes. Dans le cas de la correction, j’ajouterais même une précaution supplémentaire : ne choisis pas cette solution uniquement pour économiser de l’argent. La qualité de ton livre est en jeu. Forme-toi parce que la langue française t’intéresse réellement et parce que tu souhaites développer cette compétence. L’économie réalisée sur tes futurs livres viendra ensuite.
Auteur et correcteur-relecteur : deux activités complémentaires ?
C’est l’autre raison pour laquelle cette formation peut avoir du sens pour certains auteurs. Tu es déjà auteur, tu aimes travailler les textes, tu t’intéresses à la langue française… Et tu cherches éventuellement une activité professionnelle complémentaire compatible avec l’écriture.
Pourquoi ne pas envisager la correction ?
Je trouve l’idée particulièrement intéressante pour un auteur qui possède déjà cette fibre. Tu acquiers une compétence qui sert directement à tes propres publications et qui peut également devenir une nouvelle source de revenus. Une pierre deux coups ! Mais je préfère là encore remettre les choses à leur place.
Être correcteur est un métier. Ce n’est pas un petit service que l’on ajoute sur son site dès que l’on sait utiliser Antidote. Accepter le manuscrit d’un auteur signifie que cette personne te confie parfois plusieurs années de travail. Elle te paie parce qu’elle attend de toi une véritable expertise. Cela demande donc de la rigueur, du temps, de l’investissement, une méthode professionnelle et suffisamment de compétences avant d’accepter ses premiers clients.
C’est justement pour cela que je trouve intéressant que la formation ne s’arrête pas à l’orthographe et à la grammaire. Elle aborde également le statut professionnel, le positionnement, les tarifs, les devis, la facturation, la prospection et la fidélisation des clients.
L’idée n’est donc pas :
« Je vais payer 2 190 € et récupérer mon investissement en corrigeant trois manuscrits dès le mois prochain. »
L’idée serait plutôt :
« J’aime la correction, cette compétence est utile à mon activité d’auteur et je pourrais envisager d’en faire progressivement une deuxième activité professionnelle. »
Et là, le projet me semble beaucoup plus cohérent.
Pourquoi je te parle de la formation de correcteur-relecteur de Marina Lombardi ?
Je connais Marina Lombardi et je travaille avec elle. Marina est correctrice-relectrice professionnelle et fait partie des professionnels vers lesquels je dirige déjà les auteurs que j’accompagne (voir la page dédiée) lorsqu’ils ont besoin d’une correction. Son travail m’a été recommandé, j’ai ensuite eu l’occasion de collaborer avec elle et j’ai confiance en son professionnalisme. C’est pour cette raison que j’accepte aujourd’hui de te présenter sa formation. Cela ne signifie pas qu’elle convient à tous les auteurs.
Comme tu l’as compris depuis le début de cet article, c’est même exactement l’inverse ! Je la trouve pertinente pour un profil très particulier : l’auteur déjà avancé, très à l’aise avec la langue française, qui prévoit de publier régulièrement et souhaite acquérir une véritable compétence professionnelle en correction. Ou pour l’auteur qui envisage sérieusement de devenir lui-même correcteur-relecteur en parallèle de son activité d’écriture.
Alors, dois-tu suivre une formation de correcteur-relecteur pour corriger tes livres ?
Si tu écris actuellement ton premier manuscrit et que tu cherches simplement quelqu’un pour éliminer les fautes avant sa publication : Non. Économise ton temps et ton argent et confie ton texte à un professionnel.
Si tu publies occasionnellement : Probablement pas non plus. Le coût et le temps nécessaires à la formation risquent d’être disproportionnés par rapport à ton besoin.
Mais si tu es déjà un auteur autoédité expérimenté, que tu publies régulièrement, que tu as un excellent niveau de français et que tu aimes réellement la correction… Alors oui, la question mérite d’être posée. Et si tu envisages en plus de proposer un jour tes propres prestations de correction, cette même formation peut alors répondre à deux projets professionnels différents. Ton activité d’auteur. Et éventuellement ton activité de correcteur-relecteur.
Prends simplement le temps de lire le programme avant de décider.
Découvrir la formation de correcteur-relecteur Emendora
Si ton projet correspond au profil que je viens de décrire, tu peux consulter tranquillement le programme complet avant de prendre ta décision.
Si tu t’inscris en passant par mon lien, je perçois une commission. Le prix de la formation reste exactement le même pour toi.
Comme toujours en autoédition, tu n’es pas obligé de tout faire toi-même. Mais si une étape t’intéresse suffisamment pour que tu souhaites en faire une véritable compétence, alors se former peut devenir un investissement plutôt qu’une simple dépense. À toi de voir où tu souhaites placer ton temps, ton énergie et ton argent.
Je te souhaite une belle aventure dans l’autoédition !
Émilie










